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Souffrance et cannibalisme dans une porcherie "paille-soleil"

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Par : Kate Amiguet | Durée : 4min 50sec | Postée : 29/10/2017 | Chaîne : Animaux
Moins de trois mois après le dernier scandale au sein des porcheries, la Fondation MART publie de nouvelles images filmées ce samedi 28 octobre 2017 dans une porcherie modèle « paille-soleil » à Chanéaz dans le canton de Vaud. Elles dévoilent des animaux blessés, incapables de se tenir debout, en souffrance et en détresse, ainsi que des scènes de cannibalisme.
 
Vu l’état plus que préoccupant des cochons, MART n’a eu d’autre alternative que de contacter le service du vétérinaire cantonal, en composant le seul numéro d’urgence réservé normalement aux épizooties.
 
Le vétérinaire cantonal et son adjoint se sont rendus sur place où ils ont retrouvé les membres de la Fondation restés à la porcherie afin que le propriétaire, éventuellement prévenu, ne puisse venir débarrasser les animaux dans l’intervalle.
 
Avant de s’intéresser aux cochons, le vétérinaire cantonal a insisté pour voir les images de MART. Puis, hésitant sur les diagnostics, il est resté vague quant à la responsabilité de l’exploitant et incertain quant aux mesures à prendre

Or, bien que l'éleveur ait isolé les animaux blessés et malades, comme la loi l'y contraint, la gravité de leurs maladies et blessures n'a pas été prise en compte comme il se doit, et il n’est pas admissible de laisser des animaux dans l’état de souffrance que révèlent les images insoutenables de la Fondation MART.
 
Si l’éleveur ne peut prouver qu’un traitement était mis en œuvre pour soigner ses animaux -ce qui semble peu probable vu leur condition- on  est alors en droit d’imaginer que ce dernier a renoncé à soulager ses bêtes pour privilégier un agenda plus opportun pour lui de les abattre.
 
On aurait pu espérer ne pas trouver de telles scènes dans une exploitation de cette qualité, certainement labellisée et bénéficiaire de subventions.
 
Bien entendu, une fois encore, la Fondation va dénoncer le cas auprès des autorités compétentes, en recherchant elle-même le nom de l’exploitant que le vétérinaire cantonal a refusé de lui communiquer, malgré l’engagement initial de son adjoint.
 
C’est écoeurée, et avec une profonde tristesse, que la Fondation MART constate que la vie des cochons n’est pas près de s’améliorer, le rendement l’emportant toujours sur la bientraitance animale.